Bandit Manchot

Fruit des études d’un féru de mécanique ayant pour nom Charles August Frey, le bandit manchot a vu le jour en 1898. En service depuis plus d’un siècle, il n’a pas pris une ride. Il semble même encore plus fringant. Comment expliquer ce phénomène ?

Origine du bandit manchot  

La paternité du bandit manchot revient à un californien : Charles August Frey. Immigré allemand ayant fui son pays pour échapper au service militaire et à la tutelle d’un père autoritaire, ce dernier s’intéresse de près à tout ce qui touche la mécanique. Comme bon nombre de citoyens américains il aime les jeux comme le poker et la roulette. Il lui vient alors l’idée de génie de remplacer le cylindre mythique aux trente-six numéros plus le zéro et le double zéro par un automate muni d’un bras articulé qui, par le truchement du joueur, actionne trois roulettes concentriques tournant indépendamment les unes des autres. Il baptisera son invention de « horseshoe » ou fer à cheval.

bandit manchot

Il améliorera par la suite cet appareil en le dotant, en lieu et place des cylindres, de rouleaux où figurent des symboles de la chance tels que le fer à cheval et les As des jeux de cartes traditionnels ainsi qu’une cloche incarnant très probablement son émancipation par rapport à la California Electric Works Company pour laquelle il travaillait et aux contraintes de déplacements et de promiscuité imposées par le traditionnel jeu de roulette. C’est sans doute la raison pour laquelle il a baptisé son invention : « Liberty Bell ». Le succès de sa machine est presque instantané et a même probablement dépassé les attentes de son inventeur.

Evolution du bandit manchot  

Avec plus de mille combinaisons possibles, et un paiement de gains instantané, l’invention de Charles August Frey ne pouvait connaître que la réussite. Tous les bars de l’Amérique se l’arrachent. Devant un tel succès, la concurrence s’évertue à créer une machine analogue. Nul ne saura jamais si les machines fabriquées par Mills et Caille par la suite ont une quelconque relation avec le vol de la « Liberty Bell », mais toujours est-il que ces dernières présentent d’étonnantes similitudes avec cette dernière.

vieux bandit manchot

Au cours des années 20, pendant la prohibition, les machines à sous connaissent un essor incroyable. C’est sans doute à cette époque que l’invention de Charles August Frey hérite de son appellation de bandit manchot. En effet, en ces temps difficiles, le puritanisme américain ne pouvait passer sous silence l’irrésistible appétence des citoyens pour ces machines à sous. Ces dernières représentaient tout bonnement le mal. Le bras articulé ne pouvait être que celui du malin et n’avait de toute évidence qu’un seul objectif : dépouiller l’honnête citoyen de ses deniers.

Un associé plein de ressources

L’histoire des machines à sous aurait pu s’arrêter là, car les législateurs américains étaient fermement décidés à interdire, au même titre que l’alcool, les jeux d’argent jugés par trop nocifs à la population. Mais c’était sans compter sur l’ingéniosité de Mills, l’autre constructeur de machines à sous, devenu par la suite l’associé de Frey, l’inventeur du premier bandit manchot, à qui est venue l’idée de remplacer les symboles pouvant suggérer un quelconque gain d’argent par des friandises.

Les $ et les As de pique, de cœur, de trèfle ou de carreau ont alors laissé place à des pommes, des cerises et autres citrons ou prunes. Les machines à sous ont de ce fait présenté un caractère purement ludique où les joueurs étaient récompensés en cas de gain par des friandises pour les enfants ou des cigares ou une chope de bière pour les adultes. C’est ainsi que le bandit manchot dans sa version mécanique a pu survivre au temps et se présenter encore de nos jours tel qu’il était au début du siècle dernier.

Le fonctionnement des machines à sous

Il existe encore aujourd’hui des machines à sous mécaniques, mais modernité oblige, ces dernières sont devenus très rares et n’intéressent que les nostalgiques du bandit manchot original. Son bras articulé est même devenu anecdotique et ne sert plus, pour ainsi dire, que pour la décoration. Ces machines ont la particularité d’être plus ou moins prévisibles dans la mesure où le jackpot tombe une fois que la machine a le « ventre plein ». C’est pourquoi, certains clients assidus des casinos, avec parfois la complicité des employés de ces établissements, attendent patiemment le moment propice pour aller décrocher le gros lot.

Depuis le début des années 60, sous l’impulsion de Bally, l’électronique a fait son apparition dans le monde des machines à sous et elle règne aujourd’hui en maître. Les machines à sous, dénommées également « slots », se déclinent en plusieurs versions. L’on trouve désormais des machines à sous classiques, d’autres à rouleaux vidéo et bien entendu des machines à Poker, le jeu le plus prisé par les joueurs de toute la planète terre.

Un même système pour des machines différentes

Toutes ces machines fonctionnent sur le même système. Il n’est plus question de guetter le moment où la machine videra ses tripes, car chaque machine à sous est réglée par ordinateur. Si elle respecte la conception de base de son inventeur et comporte toujours des rouleaux tournant indépendamment des autres, elle est régie par un générateur de combinaisons aléatoires qui recense toutes les combinaisons possibles et une fois que le joueur actionne le levier de commande du bandit manchot, l’ordinateur choisit au hasard une combinaison qui ne sortira plus jusqu’à complet épuisement de toutes les combinaisons. Comme les combinaisons peuvent se chiffrer par millions, il s’avère inutile de miser sur une machine en particulier.

Par ailleurs, les bandits manchots d’aujourd’hui sont soumis à un contrôle des autorités administratives leur exigeant de posséder un taux de redistribution qui varie d’un pays à l’autre. Ce taux représente la somme d’argent à reverser aux joueurs. Il est en général compris entre 75 et 95 %. Cette mesure est sensée équilibrer les chances entre les joueurs et les casinos et par ricochet faire en sorte d’éviter tout risque d’arnaque. La pratique du jeu de cache-cache n’a donc vraiment plus aucune raison d’être surtout depuis l’apparition des jeux en ligne.

Les jeux en ligne

Les jeux en ligne sont la dernière trouvaille des casinotiers. En effet, en reliant les différents bandits manchots entre eux, ils multiplient le nombre de joueurs potentiels. Ils peuvent ainsi relier plusieurs dizaines de joueurs dans un seul casino terrestre et par voie de conséquence plusieurs centaines si les machines appartiennent à un même groupe. Plus les joueurs seront avides de gagner, plus la cagnotte augmentera rapidement et les chances de gagner le jackpot suivent la même cadence.

Le montant de ce dernier s’affichant au fur et à mesure des mises des joueurs incitent ces derniers à miser davantage. Comme le jackpot ne tombe qu’au moment où le cycle de combinaisons arrive en bout de course, l’excitation des joueurs grimpe au rythme de l’augmentation du montant qui s’affiche sur leur écran ou au-dessus de leurs têtes.

Incontournable internet !

L’arrivée d’internet a encore boosté cet engouement pour les machines à sous en ligne. Ce n’est plus par centaines de milliers mais par millions que se comptent les adeptes du bandit manchot.  A l’heure actuelle, les revenus des casinos en ligne sont générés à 70 % par les machines à sous. C’est dire si le succès de ces dernières est énorme. Les concepteurs des nouvelles machines ne sont pas allés de main morte en équipant les appareils de toutes sortes d’accessoires high tech pour les rendre encore plus attrayants.

bandit manchot en ligne

Ainsi, les joueurs novices ou avertis se délecteront de design époustouflant, d’effets sonores jamais entendus, de thématiques amusantes et se rapprochant de leurs jeux vidéo habituels. Ajoutez à cela un nombre presqu’incroyable d’options de jeux et vous comprendrez pourquoi le bandit manchot a de quoi faire pâlir d’envie les plus grands gourous de la planète. Un petit bémol toutefois : cette popularité grandissante de jour en jour n’est pas sans laisser planer un doute quant à son innocuité sur le plan médical. Le risque d’addiction est bien réel.

L’addiction aux jeux d’argent

S’il est une question qui taraude la bonne conscience des dirigeants actuels, c’est bien celle du risque d’addiction au jeu. Selon les affirmations des spécialistes de la santé mentale, les personnes atteintes par le mal des jeux d’argent sont comparables aux accros à la drogue. Il existerait deux groupes distincts de joueurs pathologiques. Le premier comprend les joueurs impulsifs qui s’adonnent au jeu par goût des sensations fortes et l’envie permanente de relever des défis.

Ce sont pour la plupart des jeunes qui cherchent à se prouver qu’ils ont un certain contrôle sur eux même et les jeux en général. Ils sont plutôt jeunes et leurs jeux de prédilection sont le poker ou les paris hippiques. Dans le second, l’on trouve ceux qui se retrouvent englués dans la spirale des jeux parce qu’ils ont des problèmes d’ordre psychologique. Ils veulent oublier leurs déboires en s’immergeant dans le monde des bandits manchots en ligne. Dans l’un ou l’autre cas, les dégâts sont déjà faits lorsqu’ils vont consulter.

Les jeux de hasard dans le collimateur des autorités sanitaires

Il va sans dire que les jeux en ligne ou dans les casinos en dur ne sont pas sans danger pour la santé. Les malades issus de casinos terrestres venus en consultation pour des problèmes de dépendance au jeu atteint 50 %. Si la pathologie est un peu moins affirmée chez les joueurs en ligne, il n’en reste pas moins que la problématique demeure. En effet, il est beaucoup plus commode de pouvoir jouer chez soi devant un verre et en fumant une cigarette bien méritée après une rude journée de labeur que d’aller fréquenter un casino en dur ou l’on peut difficilement se permettre ces libertés. Une récente étude rapportée par « le Figaro.fr santé » montre un taux de joueurs en ligne atteints de dépendance aux jeux de 17 % alors que les jeux en ligne n’ont été autorisés que depuis juin 2010.

Il est intéressant de constater que la plupart des accros au bandit manchot en ligne sont pour la plupart de jeunes cadres qui sont la plupart du temps rivés sur leurs ordinateurs même pendant leurs temps libres. Au rythme où vont les choses, et si, comme l’on doit s’y attendre, l’utilisation d’internet se démocratise, les choses risquent d’empirer. Faut-il alors reconsidérer les textes législatifs concernant la question ?

Les textes législatifs concernant les jeux

Soucieux d’avoir un plus grand contrôle de la manne financière générée par les jeux de hasard d’une part et dans le but de vouloir réduire les risques d’addiction de la jeunesse, rendus très probables depuis l’avènement d’internet d’autre part, les législateurs français ont retardé le plus longtemps possible le moment d’accorder leurs violons avec ceux de la commission européenne sur la question de la libre concurrence en matière de jeux. Sommés par cette dernière de respecter les règles établies, ils ont finalement accepté en 2010 de se plier et d’abroger le monopole de la Française des jeux et des casinos sur le poker. Les opérateurs agréés par l’Etat devront néanmoins se soumettre à certaines conditions : ils se doivent de respecter un cahier de charges très précis par le biais duquel ils s’engagent à lutter contre la dépendance juvénile aux jeux et combattre les réseaux de blanchiment d’argent.

En outre, une fiscalité spéciale de 2% est imposée aux opérateurs de poker. Le produit de cet impôt sera consacré en partie à lutter contre la dépendance au jeu. Dernier point et non des moindres sur cette loi du 12 mai 2010 destinée à réguler les jeux de hasard : la mise en place de l’ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne), organe indépendant chargé d’attribuer les agréments et de contrôler l’orthodoxie des activités des opérateurs agréés.

Les opérateurs agréés en France.

Depuis la « libéralisation » du secteur des jeux en ligne en France, les 2/3 des opérateurs agréés ont choisi l’option jeux de cercle, un gentil euphémisme pour désigner les casinos en ligne. Ils sont en effet 12 sur 17 dans ce cas. L’ARJEL recommande aux joueurs de ne miser que sur ces sites, car dans la jungle d’internet, il est devenu très difficile de trouver ses repères concernant les casinos en possession de bandits manchots en ligne. Pour preuve, certains sites blacklistent officiellement  plus de 70 casinos en ligne francophones. Il ne faut donc pas se laisser leurrer par des publicités mensongères au niveau des bonus. Ces derniers peuvent n’être que des miroirs aux alouettes pour qui ne connait pas le chemin sur lequel il s’aventure.

Pour éviter les éventuelles arnaques, il est donc conseillé de suivre les conseils avisés d’ARJEL en ce qui concerne les casinos en ligne ou carrément de s’orienter vers les casinos terrestres qui sont eux soumis à une réglementation très stricte.

Les casinos terrestres

Face à la concurrence des casinos en ligne dont la plupart sont plus ou moins proches de l’illégalité, les casinos terrestres s’estiment lésés, car d’après eux, ils font partie des plus grands contributeurs officiels au développement de l’économie du pays. Ils demandent donc une révision de la loi en leur faveur, mais les autorités ne veulent rien entendre à ce sujet.

Pour mémoire, nous citerons les plus grands casinotiers de France. Ils sont 17 groupes à se partager le gâteau offert par le bandit manchot, mais les deux plus grands sont indiscutablement le groupe Partouche et celui Lucien Barrière qui à eux deux possèdent presque la moitié des casinos en dur de l’Hexagone. Au classement provisoire des casinos les plus fréquentés en 2014, vient en tête celui d’Enghien appartenant au groupe de Lucien Barrière suivi de près par le casino d’Aix en Provence, propriété du groupe Partouche et la troisième marche du podium revient au casino d’Amnéville du groupe Tranchant.

A l’exemple du groupe Partouche, ces casinos terrestres n’ont pas hésité à se mettre au diapason des casinos en ligne en proposant également des jeux de bandit manchot gratuits, pour s’assurer un avenir meilleur.

L’avenir du bandit manchot

Les chiffres sont formels : le bandit manchot reste résolument en tête du top- chart des jeux préférés dans le monde entier. Cette frénésie semble pour l’heure loin de s’apaiser d’autant que les fabricants s’ingénient à se rapprocher au plus près des goûts actuels du public. Ils essaient d’adapter leurs machines en accordance avec les ultimes technologies d’internet et de ce fait captent un public encore plus dense.

Il n’est pas non plus interdit de penser que les « Pachinkos et autres Pachislots » fruits de la technologie japonaise débarquent dans peu de temps sur le sol français. Ces machines se présentent comme des machines à sous hybrides combinant machine à sous et flipper. A l’heure actuelle, l’on compte plus de 25 millions d’adeptes de ces jeux dans le pays du soleil levant. Si l’on se réfère au déferlant karaoké qui a investi tous les recoins du globe en quelques années, on est en droit de penser que cette mode ne va pas tarder à s’imposer dans notre pays et multiplier encore le nombre des fervents du BANDIT MANCHOT.

Jeux bandit manchot gratuit

Sur les traces de Johnny Walker, toujours aussi gaillard à 215 ans, le bandit manchot, invention de Charles August Frey en 1898, fait toujours recette et ajoute même à sa panoplie une nouvelle option : le jeu bandit manchot gratuit

Un inventeur génial

S’il est un jeu plébiscité par les adeptes des machines à sous de par le monde, c’est bien le bandit manchot. Son inventeur, un féru de mécanique allemand qui s’est enfui de son pays pour s’affranchir de la discipline par trop rigoureuse de son père et des vicissitudes de l’armée.

Amateur de jeux comme tous les américains de son époque, il apprécie tout particulièrement le poker et la roulette. Seulement, comme dans bien d’autres cas, il y a beaucoup d’appelés mais très peu d’élus. L’accès aux tables n’est pas toujours évident. Pour pallier cet inconvénient, Charles August Frey se met en devoir de construire une machine s’inspirant de la fameuse roulette à 36 numéros.

Très simple d’utilisation cette première machine à sous se contente de trois roulettes concentriques se mouvant indépendamment les unes des autres grâce à l’action d’un bras articulé sur le côté.

Son idée fait tout de suite mouche, car à peine sortie de son atelier, la machine qu’il baptisera « horseshoe »,- fer à cheval-, symbole mythique de la chance, fait fureur. Tous les bars aux alentours se la disputent.

Le bras armé du diable   

Dans sa version primitive, le horseshoe se contentait de reproduire les combinaisons de la roulette et ne pouvait offrir que cent combinaisons possibles. Conscient de cet état de fait, notre ami Charles August décide donc de lui apporter quelques améliorations. Il lui adjoint, à la place des roulettes, des rouleaux sur lesquels il imprime les symboles de la gagne : les différents As des jeux de cartes, le fer à cheval et une cloche incarnant sa soif de liberté. Il dénommera d’ailleurs cette machine : « Liberty Bell » ou cloche de la liberté. Grâce à ces améliorations, le nombre de combinaisons possibles passent de cent à 1000.

Les résultats ne se font pas attendre. Il n’est pas un endroit de détente où l’on ne trouve en bonne place la Liberty Bell. Son succès est tel que pendant la prohibition, la société bien-pensante d’Amérique n’hésite pas à la qualifier de bras armé du diable. Il est vrai que la machine rapportait tellement que l’on ne pouvait pas décemment l’affubler du sobriquet de jeu bandit manchot gratuit.

Un sauveteur inattendu

Une loi interdisant les machines à sous a donc été promulguée afin d’éradiquer à tout jamais le mal causé par la Liberty Bell. La carrière de la machine aurait été stoppée net sans l’esprit retors de Mills, l’associé de Charles August Frey, qui réussit à trouver un subterfuge pour contourner la loi interdisant le fonctionnement de la Liberty Bell. Ce dernier changea tout simplement tous les symboles pouvant se rapporter de près ou de loin à un jeu vénal. Les As et les dollars disparaissent au profit de friandises comme des citrons, des pommes ou des cerises, du sigle BAR et du chiffre 7 – qui, une superstition en chassant une autre, est considéré comme un nombre sacré aux yeux de la bible. Ainsi, l’honneur est sauf et tout ce que l’on peut récolter en matière de gains, c’est soit des friandises soit une bonne bière bien fraîche au bar. Cette version est toujours présente dans certaines salles de jeux de nos jours.

L’informatique change la donne

Au début des années 60, un certain Bally se met en tête d’apporter quelques innovations au jeu du bandit manchot en y intégrant un zeste d’informatique. Il ne change rien au concept qui utilise encore et toujours les fameux rouleaux imprimés, mais il porte leur nombre à 5, ce qui démultiplie de façon exponentielle les combinaisons possibles. Il n’est plus question de mille mais de millions de combinaisons, donnant ainsi l’occasion aux joueurs de décrocher des sommes faramineuses en cas de jackpot. En effet, les machines à sous, une fois gérées par ordinateur, sont régies par un cycle de combinaisons aléatoires ne rendent la plus grande partie de leur butin qu’à la fin dudit cycle, c’est-à-dire après des millions de tirages.

La loi des grands nombres

Des jackpots retentissants c’est bien, mais si les gens doivent attendre des lustres pour les recueillir, ils risquent de se lasser. A tout prendre, autant jouer au jeu bandit manchot gratuit. C’est pourquoi les propriétaires de casinos ont imaginé de les relier ensemble sur un même réseau pour pouvoir raccourcir les délais. En agissant de la sorte, ils attirent une foule encore plus grande de joueurs prêts à y laisser leur chemise pour décrocher le gros lot.

Le jeu en valait la chandelle. A partir de ce moment les casinos ne désemplissent plus. Mis à part les fervents des jeux classiques comme la roulette ou les jeux de cartes comme le baccarat ou le poker, les gens ne jurent plus que par le bandit manchot. Les chiffres sont éloquents : 70 % des bénéfices des casinos proviennent des machines à sous, le jeu de monsieur tout le monde.

Un jeu démocratique par excellence   

Le grand avantage des machines à sous réside dans le fait qu’il n’y a nul besoin de se creuser le cervelet pour gagner. C’est un pur jeu de hasard où pratiquement, seule la chance compte. Il s’adresse aux personnes qui croient en cette denrée rare que chacun pense en son for intérieur avoir en réserve. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner si au lendemain de la libéralisation des jeux de hasard en France en juin 2010 les sites proposant même des jeux bandit manchot gratuits pullulent sur la toile. C’est l’occasion en or pour appeler à soi tous ceux qui n’ont pas le temps matériel ou ont la phobie des casinos en dur avec tous les aspects négatifs colportés depuis des générations que cela suppose.

Le revers de la médaille

Il ne faut toutefois pas se leurrer. Ces sites ne sont surement pas – du moins pour la plupart – philanthropes. Leur motivation principale reste le profit. En effet, un jeu de hasard peut difficilement se concevoir comme une attraction purement ludique comme des jeux de sociétés comme le Mille bornes ou le Monopoly. Que peuvent en effet les jeux bandits manchot gratuits apporter au joueur néophyte ? A la vérité, rien sinon une initiation aux différentes mains du poker ou du bandit manchot classique pour pouvoir rafler le gros lot. Il n’y a, contrairement au bridge où au tarot, aucune stratégie à suivre. Tout le jeu du bandit manchot repose sur la chance.

Les casinos terrestres l’ont compris  

Devant la prolifération des sites de casinos en ligne gratuits, les casinos terrestres ne se sont pas fait prier pour incorporer dans leur menu des jeux bandit manchot gratuits estimant qu’il est de leur devoir de préserver leur part de gâteau qui, selon leurs dires, est passablement rognée par des sites pas trop scrupuleux. Si le groupe Partouche a opté pour donner la chance aux joueurs de s’initier gratuitement aux règles du bandit manchot, le groupe Barrière ouvre désormais ses portes gratuitement à Enghien ou à Deauville. Il n’est pas rare non plus de trouver des casinos en dur dont l’entrée est gratuite mais qui proposent également un accès à la cave et 20% de réduction dans leurs restaurants.

L’ARJEL  

Ne pouvant sacrifier leur économie sur l’autel de l’orthodoxie, les autorités françaises ont finalement, sous la pression de la Commission Européenne, accepté de libéraliser les jeux de hasard en France. Elles ont néanmoins tenu à mettre en place un dispositif indépendant pour pouvoir servir de pare-feu aux éventuelles dérives qui ne manqueraient pas de survenir dans de telles situations. C’est ainsi qu’est née l’ARJEL dont la mission est de distribuer les agréments et de vérifier si les règles du jeu édictées dans le cahier de charge imposé aux postulants son bien respectées. Ces derniers, entre autres obligations, doivent s’engager à lutter contre la dépendance des mineurs aux jeux et contre le blanchiment d’argent, une éventualité à ne pas négliger vu la popularité sans cesse croissante du jeu bandit manchot gratuit.

Une machine bien rodée

Après plus d’un centenaire d’existence, le bandit manchot peut se targuer d’être une machine bien rodée et dont les rouages sont bien huilés. De toute évidence, les constructeurs ne s’arrêteront pas en si bon chemin. Notre ami au bras unique devra donc s’accommoder des idées visionnaires qui ne manqueront pas de fleurir. Les progrès de l’informatique avançant à pas de géants, l’ont déjà paré de designs ahurissants, d’effets sonores encore jamais entendus et bien d’autres gadgets.

Mondialisation oblige, Il est désormais plus que probable que les machines à sous, version japonaise, vont atterrir sous peu sur le vieux continent. Ce sont des hybrides mi- bandits manchots, mi – flipper évoluant dans un monde surréaliste pleins de décibels et de couleurs rappelant les plus beaux temps du psychédélisme. Et vu l’imagination débridée des développeurs actuels, nous sommes loin d’être au bout de nos surprises.